ASSISTANT FAMILIAL

Chargés par la loi du 27 juin 2005 d'accueillir de façon habituelle et permanente des mineurs et - précision apportée par ce texte - des jeunes majeurs de moins de 21 ans, quelque 46 800 assistants familiaux agréés, en activité, accueillent près de 65 000 enfants, placés neuf fois sur dix à la suite d'une décision judiciaire. La plupart, soit 37 000, de ces assistantes familiales (cette profession est exercée très majoritairement par des femmes) sont employées directement par le département ou des établissements publics de santé ou sociaux et médico-sociaux, au sein des services de l'aide sociale à l'enfance (ASE). Elles se voient ainsi confier, à plein temps, des enfants en danger ou issus de familles en difficulté, dans le cadre de mesures de placement familial ordonnées par la justice ou prises par l'ASE. Membres d'une équipe éducative pluridisciplinaire Les autres assistantes familiales exercent, au titre des alternatives à l'hospitalisation, au sein de services d'accueil familial thérapeutique, organisés par les services de psychiatrie infanto-juvénile, ou dans des services de placement familial de type associatif. Leur travail comportant une réelle dimension éducative et sociale, les assistants familiaux sont encadrés, et reconnus comme membres à part entière, d'une équipe éducative pluridisciplinaire (éducateurs spécialisés, éducateurs de jeunes enfants, psychologues...) ; cette particularité est d'ailleurs reconnue par la nouvelle loi, qui insère cette activité dans un dispositif de protection de l'enfance, un dispositif médico-social ou un service d'accueil familial thérapeutique. L'autre spécificité du métier d'assistante familiale, qui consiste à élever des enfants en difficulté dans sa propre sphère familiale, est également prise en compte par la législation actuelle, qui prévoit d'élaborer, dans chaque département, un projet de service de l'aide sociale à l'enfance précisant, notamment, les possibilités d'accueil d'urgence et les modalités de recrutement de ce personnel. Un agrément, une formation et un diplôme d'Etat S'il ne nécessite aucun diplôme particulier, l'exercice de la profession d'assistante familiale est en effet soumis à l'obtention d'un agrément préalable obligatoire, décerné par le président du conseil général, après instruction des services départementaux de la protection maternelle et infantile (PMI). Cet agrément - dont la durée reste à fixer par décret, mais qui devrait rester égale ou être supérieure à 5 ans - précise le nombre de mineurs que l'assistante familiale est autorisée à accueillir, dans une limite de trois maximum. Il est assorti d'une obligation de se former, la loi du 27 juin 2005 renforçant la formation initiale des assistantes familiales, avec un stage préparatoire de 60 h, suivi, en cours d'emploi, d'une formation de 240 h (sur 18 à 24 mois), adaptée aux besoins des enfants accueillis. Les assistants familiaux titulaires d'un diplôme d'auxiliaire de puériculture, d'éducateur de jeunes enfants, d'éducateur spécialisé ou de puéricultrice en sont dispensés. Dernière nouveauté, cette formation permet désormais d'accéder à un diplôme d'Etat d'assistant familial, de niveau V, qui peut également être obtenu par la voie de la validation des acquis de l'expérience (VAE). Son obtention n'est cependant pas obligatoire, l'attestation de formation, délivrée à la fin du cursus, étant suffisante pour exercer.
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